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PDP (Plateforme Agréée) : Définition, rôle et obligations 2026

PDP-PA

Dans le cadre de la réforme de la facturation électronique 2026, les entreprises devront transmettre leurs factures via une PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaire), désormais appelée PA (Plateforme Agréée).

 

Mais concrètement :

  • Qu’est-ce qu’une PA ?
  • Quel est son rôle dans la réforme ?
  • Quelles sont ses obligations ?
  • Comment choisir et déployer la bonne plateforme ?

 

Voici le guide complet pour comprendre et réussir votre transition.

 

Qu’est-ce qu’une PDP (désormais PA) en facturation électronique ?

 

Une Plateforme Agréée (PA) est un opérateur privé agréé par l’administration fiscale (DGFiP) autorisé à :

 

  • Émettre et recevoir des factures électroniques
  • Convertir les formats réglementaires (Factur-X, UBL, CII)
  • Transmettre les données fiscales à l’administration
  • Gérer l’e-reporting
  • Garantir la conformité réglementaire
  • Archivage

 

Elle constitue l’acteur central du modèle actuel de la facturation électronique en France.

 

La PA assure le suivi du cycle de vie des factures, depuis leur émission jusqu’à leur réception et leur traitement par les destinataires. Elle ne prend pas en charge obligatoirement l’archivage légal, mais peut proposer ce service en complément, selon les besoins de l’entreprise.

 

👉 Le terme PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaire) reste très utilisé, mais correspond désormais aux PA(Plateformes Agréées).

 

>> Pour en savoir plus sur le cadre réglementaire, consultez la page officielle de la DGFiP dédiée à la facturation électronique.

 

Pourquoi les PA (ex-PDP) deviennent centrales dans la réforme 2026 ?

 

La réforme poursuit trois objectifs majeurs :

 

🔒 Lutte contre la fraude à la TVA

Transmission automatisée des données (logique de contrôle continu).

 

📊 Modernisation des déclarations de TVA

Pré-remplissage des déclarations via les flux électroniques.

 

⚙️ Simplification des échanges B2B

Interopérabilité obligatoire entre plateformes agréées.

 

Les échanges B2B passent désormais par les PA, tandis que le PPF joue un rôle d’infrastructure centrale (annuaire, supervision).

 

Schéma simplifié du fonctionnement des PA et du PPF

 

Schéma réforme facture électronique

 

Schéma illustrant les flux d’e-invoicing (factures) et d’e-reporting (données fiscales) entre entreprises, PA et administration.

 

👉 Pour une analyse détaillée du fonctionnement du système en Y, consultez notre article dédié à l’écosystème des Plateformes Agréées.

 

Quel est le rôle d’une PDP (désormais PA) en facturation électronique ?

 

Une PA intervient à plusieurs niveaux :

 

Émission des factures électroniques

 

  • Contrôle des mentions obligatoires
  • Conversion au format réglementaire (Factur-X, UBL, CII)
  • Sécurisation des flux

 

Transmission des données fiscales

 

  • Envoi des données à la DGFiP
  • Gestion du e-reporting (transactions B2C et international)

 

Réception des factures fournisseurs

 

  • Réception des flux structurés
  • Interopérabilité avec les autres PA
  • Gestion des statuts (déposée, rejetée, acceptée…)

 

L’interopérabilité est une exigence réglementaire.
Certaines plateformes utilisent des standards reconnus pour y répondre.

 

Garantie de conformité

 

 

PA, PPF ou SC (ex-OD) : quelles différences ?

 

PA (ex-PDP) PPF SC (ex-OD)
Plateforme privée agréée Portail Public de Facturation Solution technique éditeur
Émet et reçoit les factures Ne sert plus de plateforme d’échange direct B2B Produit des factures conformes
Transmet les données à l’État Annuaire et coordination Doit s’adosser à une PA
Conformité complète Infrastructure publique Outil complémentaire

 

Points clés : 

 

  • Les échanges B2B passent par les PA.
  • Le PPF n’est plus un canal d’échange direct.
  • Une SC doit obligatoirement être connectée à une PA.

 

>> Pour aller plus loin, consulter notre article 

 

Quelles sont les obligations réglementaires d’une PA ?

 

Pour être agréée, une PA doit :

 

  • Respecter un cahier des charges strict
  • Garantir la sécurité des flux
  • Assurer la traçabilité des données
  • Maintenir un haut niveau de disponibilité
  • Être interopérable avec les autres plateformes

 

L’agrément est délivrée par la DGFiP après audit.

 

Comment choisir et déployer une PA dans votre entreprise ?

 

La conformité ne se limite pas au choix d’un prestataire.
Elle implique une préparation structurée.

 

1. Diagnostiquer vos flux et votre SI

 

Volumes

 

  • Nombre de factures annuelles
  • Formats utilisés : EDI, PDF, Factur-X… ?
  • Flux domestiques / internationaux

 

Partenaires commerciaux

 

  • Maturité e-invoicing
  • Formats d’échanges actuels
  • Volumes stratégiques

 

Systèmes

 

  • ERP, comptabilité, EDI existant
  • Compatibilité technique (versions)
  • Connecteurs ou interfaces disponibles

 

Données

 

  • Mentions obligatoires
  • Qualité des référentiels

 

👉 Ce diagnostic conditionne le choix de votre PA.

 

2. Adapter vos processus internes

 

  • Désigner un pilote projet
  • Clarifier les responsabilités liées à la validation et au suivi des statuts.
  • Paramétrer l’ERP
  • Intégrer les statuts réglementaires : déposée, rejetée, acceptée…

 

3. Conduire le changement

 

Sensibiliser

Informer équipes et partenaires.

 

Former

Accompagner les utilisateurs.

 

Encadrer

Formaliser la gestion des erreurs.

 

Mesurer

Suivre taux d’adoption, délais de traitement, taux de rejets.

 

4. Déployer et tester

 

  • Cadrer budget, ressources et planning
  • Adapter l’architecture SI
  • Paramétrer les connecteurs
  • Tester les flux
  • Basculer en production

 

Pourquoi anticiper la réforme 2026 dès maintenant ?

 

Au-delà de l’obligation, les bénéfices sont concrets :

 

  • Réduction des coûts de traitement
  • Suppression des ressaisies
  • Diminution des erreurs
  • Traçabilité complète
  • Visibilité en temps réel

 

Anticiper permet également d’éviter l’engorgement des intégrations à l’approche des échéances.

 

Choisir une Plateforme Agréée expérimentée est déterminant pour sécuriser votre conformité à la réforme de la facturation électronique 2026.


Voici comment Tenor s’intègre dans cet écosystème réglementaire.

 

Tenor, acteur agréé de la réforme

 

Comment Tenor s’intègre dans l’écosystème des Plateformes Agréées

 

En tant que Plateforme Agréée (ex-PDP), Tenor s’inscrit au cœur de l’écosystème de la facturation électronique.

 

Notre infrastructure permet :

 

  • L’échange sécurisé des factures avec vos fournisseurs et vos clients
  • L’interopérabilité avec les autres plateformes agréées
  • La gestion des formats réglementaires (Factur-X, UBL, CII…)
  • La transmission des données fiscales vers l’administration

 

Le schéma ci-dessous illustre le positionnement de Tenor au sein des flux d’e-invoicing et d’e-reporting.

 

Schéma Tenor PA (ex-PDP)

Les statuts et certifications de Tenor

 

Tenor est :

 

  • ✅ Plateforme Agréée (ex-PDP)
  • ✅ Solution Compatible (ex-OD)
  • ✅ Peppol Access Point
  • ✅ Certifié ISO 27001

Nous accompagnons les entreprises dans leur conformité et l’optimisation de leurs flux.

 

>> En savoir plus sur la Plateforme Agréée Tenor  

❓FAQ – FAQ : Plateforme Agréée (PA) et facturation électronique 2026

Qu’est-ce qu’une PDP (désormais PA) en facturation électronique ?

Une PA est-elle obligatoire en 2026 ?

Peut-on passer uniquement par le PPF ?

Quelle différence entre une PA et une Solution Compatible (SC) ?

Une PA est-elle la même chose qu’un logiciel de facturation ?

À partir de quand faut-il choisir sa PA ?

Les PA doivent-elles être interopérables ?