Écosystème PDP (PA) : comprendre l’architecture de la facturation électronique en France
27 mai 2023
27 mai 2023
La réforme de la facturation électronique ne repose pas uniquement sur l’obligation d’émettre des factures au format structuré.
Elle s’appuie sur un écosystème complet, structuré autour des anciennes PDP (désormais PA), du PPF et des entreprises.
Comment fonctionne cet écosystème ?
Quels sont les flux entre les acteurs ?
Quel est le rôle du Portail Public de Facturation (PPF) ?
Voici une analyse détaillée de l’architecture du modèle français.
L’écosystème PDP (PA) désigne l’ensemble des acteurs et infrastructures permettant :
Il repose sur une organisation interconnectée entre :
👉 Pour une définition détaillée d’une PDP (PA), consultez notre guide complet.
Le modèle français est souvent appelé “système en Y”.
Pourquoi ?
Parce que :
En parallèle :
👉 Pour consulter la présentation officielle de ce système par l’administration, rendez-vous sur le site de la DGFiP dédié à la réforme.
Une Solution Compatible (SC) est une solution logicielle (ERP, logiciel de facturation, outil comptable, portail fournisseur, solution EDI…) qui permet à l’entreprise de produire, contrôler et gérer ses factures électroniques, mais sans assurer la transmission réglementaire à l’administration.
Concrètement, une SC sert à :
👉 Point clé : une SC doit s’adosser à une Plateforme Agréée (PA) pour l’envoi/réception inter-entreprises et la transmission des données fiscales.
La PA joue le rôle de “canal réglementaire”, tandis que la SC reste l’outil métier au quotidien.
Le PPF est l’infrastructure publique qui assure la cohérence et la supervision de l’écosystème.
Il ne joue plus le rôle de plateforme d’échange direct entre entreprises, mais remplit des fonctions structurantes.
Le PPF :
L’annuaire central des entreprises
Le PPF maintient un annuaire national permettant :
Concrètement, lorsqu’une entreprise émet une facture, la PA interroge l’annuaire pour savoir vers quelle plateforme destinataire diriger le flux.
👉 L’annuaire est donc un élément clé de l’interopérabilité nationale.
| Acteur | Rôle principal | Ce qu’il fait | Ce qu’il ne fait pas |
| SC (ex-OD) | Outil métier | Produit des factures conformes, gère les processus internes, contrôle les données | Ne transmet pas directement les données fiscales à l’État |
| PA (ex-PDP) | Canal réglementaire | Émet, reçoit et transmet les factures, assure l’interopérabilité et le e-reporting | N’est pas un simple logiciel de facturation |
| PPF | Infrastructure centrale publique | Gère l’annuaire national, supervise et coordonne les flux, assure le routage | Ne sert plus de plateforme d’échange direct B2B |
👉 Pour en savoir plus sur la différence entre PA et SC, consultez notre guide complet.
L’un des principes fondamentaux du modèle est l’interopérabilité.
Les PA doivent pouvoir :
Certaines plateformes s’appuient sur des standards européens reconnus pour garantir cette interconnexion.
L’architecture ne répond pas uniquement à une obligation fiscale.
Elle transforme profondément les processus.
🔎 Meilleure traçabilité
Suivi des statuts en temps réel.
⚙️ Automatisation des processus
Moins de ressaisies manuelles.
📊 Fiabilisation des données
Réduction des erreurs.
🔐 Sécurisation des échanges
Transmission encadrée et contrôlée.
Pour s’intégrer correctement :
👉 Pour comprendre comment choisir une PA, consultez notre article dédié.
En tant que Plateforme Agréée (ex-PDP), Tenor s’inscrit pleinement dans l’architecture nationale.
Notre infrastructure permet :